Réflexion coranique n° 554 : Āyat 41:34 – Repousser le mal par ce qui est meilleur

Bismillah.

وَلَا تَسْتَوِي الْحَسَنَةُ وَلَا السَّيِّئَةُ ۚ ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ

La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.

Sūrat Fussilat No. 41, Āyat 34

L’islam éduque les croyants à incarner la vertu de la tolérance. Bien qu’elle soit proche du pardon, la tolérance s’en distingue. Le pardon est une réaction à un tort qui a été commis, tandis que la tolérance consiste à supporter avec patience un défaut dans le caractère d’une personne.

L’importance de cette qualité est magnifiquement illustrée dans un récit concernant le prophète Sulaymân ‘alayhi as-salâm. Un jour, il entendit un oiseau dire à une huppe : « Je n’ai jamais vu quelque chose de meilleur que ton amitié avec les milans et les faucons, bien qu’ils soient tes ennemis. » La huppe répondit : « Mon frère, celui qui fait preuve de tolérance vivra une vie agréable. » En entendant cela, Sulaymân (a) dit: « Par Allah, la huppe a dit la vérité. »

Dans nos relations personnelles et familiales, la tolérance devrait être notre attitude par défaut. Comme le montre l’histoire du prophète Sulaymân (a), la tolérance est la clé d’une vie agréable. Quelle est l’alternative ? Nous pourrions choisir de nous laisser envahir par le stress et la colère, de prononcer des paroles que nous regretterons ensuite et de blesser ceux que nous aimons. Il est évident que le manque de tolérance entraîne des conséquences néfastes, tant dans ce monde que dans l’au-delà, car la colère est une porte ouverte à de nombreux péchés.

En tant que croyants, nous devons nous efforcer de manifester un bon comportement pour l’amour d’Allah ‘azza wa jall, quelle que soit la réaction des autres. C’est une réalité profonde que le fait d’adopter une conduite moralement exemplaire peut souvent amener l’autre personne à se réformer. C’est ce qu’Allah subhânahu wa ta‘âlâ affirme dans le verset mentionné ci-dessus du Noble Coran : répondre au mal par le bien peut transformer un ennemi en un ami intime.


Tel est le pouvoir transformateur du bon caractère. Il est rapporté que lorsque l’on demanda à l’imam Khomeini qui enseignait l’éthique (akhlāq) à la Hawza de Qom durant sa jeunesse, il répondit qu’il n’existait pas de cours spécifiques consacrés à cette matière. Les enseignants eux-mêmes étaient des modèles vivants de piété, et cela suffisait à inspirer les jeunes étudiants à se réformer et à s’améliorer.

Nous prions Allah (swt) de nous accorder la grâce de manifester un noble caractère dans notre vie quotidienne. Nous Lui demandons de nous aider à maîtriser nos passions et nos paroles, afin de ne pas blesser ceux qui nous sont proches, et de faire de nos relations un moyen d’obéissance à Allah et de croissance dans la piété.

Source: ‘Allāmah Ṭabātabā’ī, Tafsīr al-Mīzān.