Bismillah.
Le Prophète (s) a dit : « Shaʿbān est mon mois, et Ramaḍān est le mois de Dieu. Quiconque jeûne un jour de mon mois, je serai son intercesseur le Jour du Jugement, et quiconque jeûne le mois de Ramaḍān sera affranchi du Feu. »
Wasā’il al-Shī’ah, vol. 10, p. 503
فَمَن كَانَ يَرْجُو لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلًا صَالِحًا وَلَا يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَدًا
Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur.
Sourate Al-Kahf, No. 18, Āyat 110
Selon ce verset, celui qui espère rencontrer son Seigneur doit observer deux choses: accomplir de bonnes actions et ne rien associer à Allah ‘azza wajall. L’adhésion à la religion et l’acquittement de ses obligations naît de cet espoir du retour vers Allah. Cela ne veut pas forcément dire qu’on a la conviction, mais la possibilité que cela puisse se produire rend la personne consciente du besoin de s’y préparer.
Le mot ‘rajā’ signifie avoir de l’espoir que quelque chose puisse se produire. Allāmah Tabātabā’ī, dans Tafsīr al-Mīzān, dit que le terme rajā’ est proche de tama‘ (désir, convoitise) et de amal (espoir, ambition). C’est une anticipation du bien. Il ne peut y avoir d’espoir pour quelque chose sans planification et préparation. Espérer une bonne récolte signifie préparer la terre et prendre soin des cultures. Il est insensé d’espérer quelque chose sans mettre en place les conditions qui permettront le succès de l’événement espéré. L’imam Ja‘far al-Sadiq ‘alayhis-salām dit : « Celui qui espère quelque chose doit travailler pour l’obtenir, et celui qui craint quelque chose doit s’en éloigner. »
Avoir espoir dans la rencontre avec Allah subhānahu wata‘ālā signifie planifier cette rencontre pour qu’elle soit couronnée de succès. Les actions de la vie doivent être en accord avec cette espérance. Le verset mentionne les bonnes œuvres et le fait de ne rien associer à Allah. Les bonnes actions accomplies grâce à l’espoir de rencontrer Allah doivent être faites uniquement pour Allah (swt). Sa‘īd b. Jubayr rapporte que le Prophète sallallāhu ‘alayhi wa-ālihi wasallam a dit :
« Votre Seigneur dit : “Je suis le meilleur partenaire. Je laisserai tout le travail de quiconque associe quelqu’un de Ma création à Moi dans son travail (à cet associé) et n’accepterai que ce qui est pour Moi seul.” Le Prophète (s) a ensuite récité le verset ci-dessus. (Al-Mīzān, v 26, p 217).
Tafsīr al-‘Ayyāshī clarifie ce sujet en déclarant : Dieu dit : “Je suis le meilleur partenaire. Le travail de quiconque travaille pour Moi et pour un autre, est pour celui pour qui il a travaillé, et non pour Moi.” (Ibid).
Que ce verset nous rappelle la nécessité d’avoir espoir dans la rencontre avec Allah. Cela suffira à nous aider à mener une vie consciente de Dieu. C’est peut-être pour cela que le Prophète (s) a dit à propos du dernier verset de la sourate al-Kahf : « Si rien d’autre que la fin de la sourate al-Kahf n’avait été révélé à ma nation, cela aurait été suffisant pour elle. »
Sources: Allāmah Muhammad Husayn Tabātabā’ī, Tafsīr al-Mīzān; https://al-islam.org/ahlul-bayt-ethical-role-models-sayyid-mahdi-sadr/hope-god