Annonce concernant les réflexions hebdomadaires sur le Coran en français
Depuis plus de quinze ans, l’Academy for Learning Islam a eu la bénédiction de partager chaque semaine une réflexion sur le Coran, c’est-à-dire une courte méditation autour d’un verset du Saint Coran.
Par la grâce d’Allah, de nombreux croyants ont pu tirer profit de ces réflexions, et nous sommes honorés d’avoir pu contribuer, même modestement, de cette manière.
Depuis plus de dix ans, nous avons également eu le privilège de traduire ces réflexions en français et de les partager avec vous.
Après mûre réflexion, nous avons décidé de mettre fin aux réflexions hebdomadaires sur le Coran en français. Étant une organisation anglophone, notre administration et notre équipe ont décidé de concentrer désormais nos ressources et nos efforts sur le développement et le partage de contenus islamiques en langue anglaise.
Nous sommes reconnaissants envers toutes les personnes qui, au fil des années, nous ont aidés à préparer, traduire et diffuser les réflexions en français.
Nous prions Allah (swt) d’accepter les efforts de toutes celles et ceux qui y ont contribué, et de continuer à bénir la communauté musulmane (Ummah) et à lui permettre de tirer profit du Coran.
Nous vous remercions pour votre compréhension ainsi que pour votre soutien continu à l’Academy for Learning Islam.
Bismillah.
قَالَ سَلَامٌ عَلَيْكَ ۖ سَأَسْتَغْفِرُ لَكَ رَبِّي ۖ إِنَّهُ كَانَ بِي حَفِيًّا
« Paix sur toi », dit Abraham. « J’implorerai mon Seigneur de te pardonner car il m’a toujours comblé de Ses Bienfaits. »
Sūrat Maryam No. 19, Āyat 47
Le prophète Ibrāhīm, dans sa conversation avec son oncle Āzar, a essayé de le convaincre de croire en Dieu, l’Unique. Il lui a parlé avec raison et affection, mais son oncle a refusé de l’écouter. Il s’est mis en colère contre le Prophète Ibrāhīm et l’a menacé de le lapider.
C’est alors que le Prophète lui répondit par les paroles mentionnées ci-dessus. Il nous montre ainsi une noble manière de répondre au manque de respect et au rejet. Une réponse douce à une personne en colère permet souvent d’apaiser la situation ou, du moins, d’éviter qu’elle ne dégénère en un conflit majeur.
Il est difficile d’agir ainsi, car il est naturel de se mettre en colère lorsque l’autre personne est elle-même en colère. Mais avec la foi et la maîtrise de soi, il est possible d’adopter une telle attitude.
Le Salām d’Ibrāhīm pourrait avoir différentes significations :
- Un Salām d’adieu, prononcé avant qu’il ne quitte Āzar et ne s’en aille.
- Un Salām qui marque la fin d’une dispute, indiquant qu’il n’était plus nécessaire de poursuivre la discussion.
On trouve également une réponse similaire par le Salām, donnée en réaction à ceux qui se comportent avec ignorance, dans la description des serviteurs du Tout-Miséricordieux. En parlant de ce groupe particulier de personnes, Allah dit :
« Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre et qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : “Paix !” » (25:63)
À un autre endroit du Coran, Allah fait l’éloge d’un certain groupe de personnes et dit à leur sujet :
« Et lorsqu’ils entendent des paroles futiles ou blessantes, ils s’en détournent et disent: “À nous nos œuvres, et à vous vos œuvres. Paix à vous ! Nous ne recherchons pas la compagnie des ignorants.” » (28:55)
Lorsque ce groupe était confronté à des paroles insultantes de la part d’autrui, il ne répondait pas aux insultes par des insultes. Au contraire, il mettait fin aux hostilités et s’éloignait avec dignité. Ils disaient simplement : Salām.
Le Prophète Ibrāhīm dit à son oncle qu’il demandera à Dieu de lui pardonner. Malgré la colère et le rejet de son oncle, il lui témoigne de l’attention et de l’affection. Il garde l’espoir que son oncle sera guidé.
L’un des signes les plus élevés d’un noble caractère est d’être capable de faire le bien à quelqu’un qui nous a maltraités. Les Ma‘sūmīn (a) nous ont enseigné cette noble qualité à travers leur comportement avec les gens. Beaucoup de ceux qui les ont traités avec irrespect ou leur ont fait du tort ont été accueillis avec douceur et pardon.
Par exemple, un homme originaire du Shām vint à Médine et commença à proférer des insultes à l’encontre de l’Imam al-Hasan al-Mujtabā (a). L’Imam lui répondit avec douceur et lui proposa son aide ainsi qu’un endroit où séjourner, puisqu’il était étranger dans la ville.
Dans la vie, nous serons souvent confrontés à des comportements désagréables de la part des autres. Nous devons nous apprendre à nous élever au-dessus de ces comportements et à ne pas les laisser influencer nos propres principes et notre manière d’agir.
Dans le Du‘ā Makārimul Akhlāq, l’Imam Zaynul ‘Ābidīn (a) demande à Dieu de lui accorder la capacité d’agir ainsi :
« Ô Dieu… aide-moi à répondre par de bons conseils à celui qui se montre malhonnête envers moi ; à rendre par une douce affection à celui qui s’éloigne de moi ; à récompenser par une générosité désintéressée celui qui me prive ; et à répondre à celui qui rompt les liens avec moi en renouant les relations avec lui. » (Du‘ā n° 20, passage 9)
Puisse le Tout-Puissant nous aider à répondre à la colère avec dignité et calme, en suivant les enseignements du Coran et des Ahlul Bayt (a).
Sources: Āyatullāh Makārim Shīrāzī (Ed.), Tafsīr-e Namūneh.